L’aube d’une nouvelle année est propice aux résolutions, nouveaux principes et décisions fermes.
Pour ma part il s’agira aussi de soigner les titres de ces (rares) billets de blog, mais puisque je tiens à me faire ayatollah de la cohérence, le contenu dudit billet devra à l’avenir lui aussi faire les frais de mon implacable rigueur en matière de tenue de résolution.
Après en être arrivé à un stade où la question de tenir ou non un blog se posait sérieusement – pourquoi en avoir ouvert un, au fait ? – j’ai fini, au prix d’un lourd effort de réflexion, par céder à l’envie de continuer, mais plus sous forme de notes pour faire des notes, relayant des articles ou ressources, ce que Twitter suffit largement à faire, mais davantage sous forme d’articles un peu plus longs, en détaillant un peu plus un point de vue.

Voilà.
Une introduction laborieuse pour en venir à l’essentiel : mais pourquoi cet excellent titre ? Élémentaire, parce que j’y évoque le blogging, le coworking et l’association Happy Hours (ainsi que le café qui coule à flot dans cette antre de geeks).

J’ai très peu travaillé de chez moi, non pas par difficulté à m’imposer une discipline de travail ou une trop grande tentation de regarder des séries à longueur de journée, mais plutôt par réel besoin de sortir de mon domicile, de créer une coupure évidente, palpable, entre l’exercice professionnel et le personnel. Ce doit être un problème très courant lorsqu’on exerce un métier « passion » en freelance, on finit par s’y remettre un peu à n’importe quelle heure, n’importe quand.
Bref, je crois à un distinguo clair entre projets pour des clients, pro, donc, et projets perso, plaisir, vie de famille, etc… Ce qui, après tout, permet aussi d’y voir plus clair sur la viabilité de son activité d’indépendant : identifier des horaires facturés.

 

Après avoir partagé des bureaux, jadis, avec un ami, dans le cadre d’une activité de création de sites web commune, j’ai longtemps sous-loué un bureau dans l’agence d’un client. Un bureau à moi, fermé, seul. Presque 5 ans, en fait, je les ai même suivi dans leur déménagement qui m’a éloigné un an du centre-ville.

ancienslocaux

 

Ce qui m’a ouvert les yeux sur une chose : sortir de chez soi pour aller travailler c’est très bien, certes, mais dans un environnement vivant, attrayant, inspirant c’est encore mieux. En fait, c’est essentiel.

 

L’opportunité s’est présentée d’elle-même autour d’un verre en afterwork (anglicismes, rappelez-vous), ce qui étaye la théorie affirmant que la bière c’est le bien. Rennes est une ville fourmillant de travailleurs indépendants, libéraux, prestataires de service en freelance. Ce doit être le cas dans pas mal de villes, c’est simplement frappant dans la capitale bretonne pour l’excellente raison que j’y vis. Opportunité, donc : déménagement dans un espace de coworking en plein centre de Rennes dans un chouette endroit, et toute cette réflexion prend sens.

Quitter un bureau individuel pour un open space, est-ce bien raisonnable ? Mais certainement, si l’expérience est encore jeune elle est déjà concluante, émulation créative, rires et sourires, échanges fructueux et bons plans, autant de raisons qui font que je me félicite de ce choix, retrouver des « collogues » évoluant dans les mêmes métiers que moi.

 

happyHoursCoworking

 

Ça s’appelle Happy Hours et on y cohabite à 10-12, avec une salle de réunion/cuisine pour se sortir la tête de l’écran. Le fait que ce soit à 5-10 minutes de mon domicile à pieds ou en skate (oui en skate) entre pour une bonne part dans cette diabolique équation : une mini-révolution dans mes habitudes de travail tendant à faire grimper ma jauge d’enthousiasme en flèche.

J’entrerai au premier avril dans ma 8ème année de freelance, ce qui n’est pas rien, tout compte fait, et j’ai comme le sentiment que le fait de penser ma manière de travailler, de concevoir mon activité professionnelle arrive seulement à maturité.

Tiendrai-je le même discours dans un an quant à cette nouvelle expérience ? Rendez-vous ici même, février 2016. Sur ce je vais refaire du café.

 

 

 

 

2 Comments

  • 16 avril 2015
    Realisite

    Super article, je retrouve un peu de moi dedans sur le fait de travailler chez soi et savoir ce fixer des limites d’horaires de travail pour éviter que son couple parte en miettes… 🙂

    Bonne continuation 😉

  • 7 juillet 2015
    Yammy

    Pas facile de s’organiser quand on est au boulot chez soi mais tu as l’air de bien t’en tirer !

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