Une petite note courte pour évoquer un événement que je n’ai jusqu’ici pas pris le temps de relayer sur ce blog.

J’ai eu l’occasion et le plaisir de travailler pour La Croisée, cabinet de spécialistes du développement et de la vitalité professionnelle. L’occasion de la refonte de leur site internet nous a conduit à travailler toute une identité tournant autour d’illustrations au trait, assez jetées, au pinceau. Plaisir, donc, de décliner les nombreux concepts qui leur sont chers au travers de symboles dessinés.

C’est dans le cadre de cette joyeuse collaboration qu’ils m’ont proposé d’intervenir à l’occasion d’un moment de convivialité rassemblant leurs clients et partenaires au Mabilay

 

 

La tour Mabilais est assez emblématique, à Rennes, ces locaux ont longtemps été ceux de France Télécom avant leur désaffectation. Le projet assez ambitieux de réhabilitation a alors été confié à un architecte nantais et le projet de plateaux de bureaux à louer + le lieu de restauration un peu arty et ses afterworks du jeudi en ont fait un lieu plutôt tendance depuis sa récente ouverture.

 

C’est dans ce cadre et autour d’un verre que ma mission fut d’illustrer les concepts des invités, ceux faisant la démarche de venir me voir à ma table, naturellement. Par concepts comprendre leur vision de La Croisée, ce que les coachs ont pu leur apporter, un mot-clé décrivant leur relation, etc… Avec pour contrainte imposée par moi que ce soit traduisible en un symbole graphique identifié que je sois foutu de dessiner.

Pour le coup, ça s’est plutôt bien passé. Ouf.

Le dessin en public est un exercice qui vous bouscule de manière agréable, j’ai eu quelques rares occasions de m’y essayer, une chose en ressort et me parait toujours productive : cet impératif de concevoir une image malgré le contexte, cette obligation de se jeter, une manière de se faire violence, dessiner, peindre, en faisant abstraction de son propre jugement critique immédiat. Oui j’ai pour ma part à chaque fois le sentiment que rien de très qualitatif ne sort de ces expériences, mais ces travaux ne doivent pas se juger avec les yeux qu’on porte habituellement sur les illustrations accouchées dans le confort solitaire d’un bureau ou d’un atelier. Leur intérêt réside dans la contrainte imposée. Dans leur immédiateté.

Et puis personne n’est venu me taper sur l’épaule pour me sanctionner d’un « mais c’est moche, dites-moi ». Ce qui démontre la grande élégance de l’assemblée réunie ce soir-là. Notez que la photo ci-après a été prise en fin de soirée, ce qui explique le peu de convives encore présents…

IMG_20150407_201714
IMG_20150407_211841
IMG_20150407_211835
IMG_20150407_201744

 

Et le résultat final, qui vaut ce qu’il vaut, vous en conviendrez, mais l’essentiel est ici dans une démarche, une trace laissée de la soirée comme un chouette souvenir pour les partenaires de La Croisée, une planche d’illustrations faite de bric, de broc, de bouts d’idées, de concepts lâchés comme une blague ou une pensée bienveillante :

2015-04-08-10.44.27

 

 

Leave a Comment

Error: Please check your entries!